mercredi 26 novembre 2025

Journal d'un vampire, les Ténèbres,

Journal d'un vampire, Lisa Jane Smith, tome 2 : Les Ténèbres.

Dans le tome précédent, Elena est devenue un vampire après son accident de voiture. Ses admirateurs s’accusent mutuellement de l’avoir tuée. Lorsqu’elle revient, elle est amnésique. Elle croit être amoureuse du beau Damon. Mais au moment de boire du sang pour se nourrir, elle récupère ses souvenirs. En cachette, elle assiste à son enterrement et voit combien elle est regrettée. Dans le même temps, des événements bizarres surviennent à Fall’s Church. Katherine en est responsable. C’est la force qui tourmente les frères et Elena. La méchante ensorcelle les chiens et les chats de la ville afin qu’ils attaquent les habitants. Afin d’éliminer sa rivale et sauver tout le monde, Elena se sacrifie. Elle meurt une nouvelle fois. Désespérés, les frères Salvatore s’en vont en Italie. Stefan veille sur Damon, à la suite de sa promesse faite à Elena. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, Meredith et Bonnie sont tristes depuis la mort de leur amie. Mais une nuit, l’aspirante druidesse rêve d’Elena. Elle apprend qu’une force viendra les anéantir. Klaus, le vampire responsable de la transformation de Katherine est dangereux, invulnérable. Seul un pieu en bois de frêne peut l’anéantir. Face à ce péril, les amies et Matt font revenir les Salvatore d’Italie grâce à un sortilège. Ensemble, ils affronteront Klaus et l’insupportable Tyler qui est un loup-garou. Klaus meurt et Elena ressuscite. Les choses semblent rentrer dans l’ordre… enfin, jusqu’au prochain épisode. Le livre se lit facilement. Il est plaisant, sympathique malgré les thèmes gores. Le rythme est beaucoup plus calme que dans la série. Surtout, le ton est beaucoup moins tragique et moins noir. Voilà, sans m’en rendre compte, je continue à établir des parallèles entre les épisodes filmés et les récits. C’est ce qu’il ne faudrait pas faire. J’ai donc apprécié ce roman. Il n’est pas mal.

 

Journal d'un vampire, le réveil

 

Journal d’un vampire, le réveil

Lisa Jane Smith

 

Cette fois-ci, je n’ai pas entrepris de lire une série de thrillers mais les onze tomes du « Journal d’un vampire » de Lisa Jane Smith. Le challenge ne me semble pas trop difficile puisque j’ai vu les huit saisons de « Vampire Diaries », soit les 171 épisodes au complet. Seulement, personne ne m’avait prévenu que le roman était très différent des films. Même l’histoire change du tout au tout.

Dans le roman, Stefan Salvatore arrive à Fell’s Church, une ville des Etats-Unis. Le beau brun ténébreux aux yeux verts vient d’Italie et loge à la pension de Mme Flowers. Il s’inscrit au lycée local. L’élève la plus populaire de l’établissement, Elena Gilbert tombe sous son charme. Mais le nouveau ne se laisse pas facilement séduire, même par la reine de beauté de service. Finalement, malgré ses réticences, Stefan succombe à la passion réciproque. Il finit par lui révéler son secret incroyable. Il est né durant la Renaissance, en Italie. Un jour, il s’éprend de la fille de l’un des invités de son père, l’Allemande Katherine. Il ignore qu’elle est un vampire. Elle finit par le transformer afin de passer l’éternité avec lui. Damon Salvatore, le frère de Stefan s’entiche aussi de la belle blonde. Résultat, les garçons deviennent rivaux et se détestent à cause d’elle. Pourtant, Katherine les aime tous les deux. Stefan et Damon veulent qu’elle se choisisse un seul amoureux. Or, la demoiselle ne veut pas renoncer à l’un pour l’autre et se suicide. Stefan tue Damon qui devient aussi un vampire. Elena est étonnée d’apprendre la vérité mais accepte sans problème l’histoire de son petit-ami. Par ailleurs, des événements bizarres et des crimes surviennent à Fell’s Church. Les soupçons des gens se portent sur Stefan qui est étranger et nouveau dans la région. Son absence semble une preuve de sa culpabilité. En réalité, quelqu’un l’a précipité dans un puits. Elena croit à son innocence, d’autant plus que Damon est là, attiré par celle qui ressemble à Katherine. L’ancienne rivalité semble renaître des siècles plus tard. Aidée par ses amies Bonnie et Meredith, elle retrouve son amoureux et soupçonne Damon de tous les méfaits. Surtout, elle pense qu’il est la force surnaturelle qui la suit et qui enveloppe la petite ville. Irritable, Elena ne supporte pas que sa tante Judith veuille l’empêcher de sortir avec Stefan, le bouc émissaire de service. Elle se disputent et s’en va. Elle prend la voiture alors qu’il y a une forte tempête. Afin d’échapper à la force qui l’oppresse, elle traverse un pont et a un accident. La voiture tombe dans le fleuve et Elena se noie. Stefan se jette à l’eau et la récupère. Il se bat avec Damon car il le tient pour responsable du décès de sa bien-aimée. Mais Elena n’est ni morte, ni vivante. Elle est devenue un vampire ! Dans la série télévisée, le public doit attendre plusieurs saisons avant qu’elle ne se transforme en être surnaturel. En fait, il y a beaucoup de différences entre le roman et les téléfilms. Je ne sais pas s’il vaut mieux commencer les livres ou le visionnage. Pour ma part, avoir vu des acteurs incarner des personnages perturbe ma lecture. Pour commencer, j’ai du mal à imaginer Elena en blonde aux yeux bleus puisque c’est une comédienne brune aux yeux marrons qui a obtenu le rôle. Dans le livre, Bonnie est rousse, Caroline n’est pas la meilleure amie d’Elena, Tyler est insupportable, Alaric Salzman a 22 ans, Damon a les yeux noirs, Stefan n’est pas très grand. Elena a une petite sœur de 4 ans, Margaret (et Jérémy n’existe pas). En bref, tout est dissemblable. L’histoire aussi. Mais je ne vais pas établir la liste des ressemblances et des différences entre le livre et la série. Il faut juste savoir qu’il ne faut pas s’attendre aux mêmes récits des deux côtés. C’est bien de découvrir le texte original et l’adaptation. Je les ai appréciés aussi bien l’un que l’autre. C’était pas mal.

 

jeudi 20 novembre 2025

Le Nid du coucou

 

Le Nid du coucou par Camilla Läckberg

En théorie, c’est le dernier livre de la série de « Fjällbacka ». Mais quand on tient le bon filon, c’est difficile d’arrêter. C’est le cas avec Camilla Läckberg. Ici, plusieurs années après le premier volume, elle revient avec un sujet d’actualité : le manque de tolérance envers la communauté trans dans les années 1980. Dans tous les cas, l’histoire s’ouvre avec la réception des cinquante ans de mariage de l’écrivain Henning Bauer (pressenti pour le prochain prix Nobel) et de sa femme l’éditrice Elisabeth Bauer. Tout le gratin culturel suédois y est invité. Erika et son époux Patrik participent à cette fête. L’auteure de biographies de criminels est là car Louise Bauer (marié à Peter, fils d’Henning et d’Elisabeth) est une amie. Après une soirée arrosée, le réveil est difficile pour tout le monde. L’un des amis du couple Henning, le photographe Rolf est retrouvé mort alors qu’il préparait son exposition. Dès lors, la police enquête. Voici pour la première intrigue. La seconde est le crime horrible qui survient sur l’île privée des Bauer. Peter, le mari de Louise et ses deux garçons en bas âge sont assassinés. Rickard Bauer, le cadet parasite qui vit de l’argent donné par sa mère et provenant de chantages est accusé de meurtre car sa chemise est ensanglantée. La troisième intrigue appartient au passé. C’est celle de Lola une femme trans et de Pyttan, sa fille de six ans. Elle travaille comme serveuse dans un bar branché durant les années 1980. Elle est amie avec une bande d’intellectuels qui ont créé le groupe « Blanche ». Les membres en sont le photographe Rolf et sa compagne de l’époque, Esther, Elisabeth Bauer et Henning l’écrivain débutant qui prendra son nom. L’adorable et fascinante Lola appartient au monde de la nuit et écrit ses romans en secret dans des cahiers bleus. Mais le monde est cruel envers les femmes transgenres, surtout autrefois. Hélas, Lola et sa fille trouvent la mort dans un incendie. Bien sûr, quand Erika entend parler de cette histoire, elle veut y consacrer un livre. Elle mène son enquête à Stockholm. Pendant son absence, sa belle-mère garde les enfants. Avec son nouveau mari bricoleur, elle en profite pour redécorer la cuisine d’Erika… avec des murs terracotta et un four rose saumon ! Quoi qu’il en soit, l’écrivaine va aider à résoudre l’enquête. Je ne vais pas en dire plus car ce serait spoiler. Mais il faut dire que l’un des secrets m’a rappelé le best-seller de Joël Dicker, « La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » paru en 2012 où l’un des personnages est un usurpateur. Ce n’est pas lui qui écrit le roman à succès mais une défunte. Eh bien, c’est pareil ici. La même chose. Rien d’original dix ans après la publication du roman du Suisse. Que dire de plus ? Pas grand-chose. Bien sûr, les deux points précis communs aux romans précédents sont toujours là. D’abord, on a les intrigues qui se multiplient. Elles embrouillent la clarté et elles perturbent le rythme de lecture. Ensuite, il y a trop de longueurs sur la vie quotidienne des héros et de leur entourage. Ici, on a la famille recomposée de Martin Molin et Mette Lauritsen (qui ont un enfant alors que chacun a le sien d’une précédente union). On a Bertil Mellberg qui a connu une évolution positive depuis le premier roman. De beauf à la limite xénophobe peu futé et égocentrique, il prend un visage plus humain. Amoureux de Rita qui est Chilienne, il apprend la tolérance. Il est même le grand-père parfait et affectueux de Léo (le fils de Johanna) et de Lisa (la fille de Paula). Quand Rita apprend qu’elle est atteinte d’un cancer, il la soutient envers et contre tout. Il se rase la tête lorsqu’elle perd ses cheveux, l’entoure de son amour. Il envisage même le suicide si elle meurt. Quel magnifique changement pour ce personnage qui est tout de suite plus sympathique. De son côté, Erika qui croit subir la ménopause est enceinte. Mais ce n’est pas une belle nouvelle pour elle. Ses enfants lui donnent déjà trop de travail. Elle pense à avorter. L’amniocentèse lui ôte ses scrupules : ni Patrik ni elle, n’ont la force d’accueillir un enfant porteur de handicap. Résultat, il n’y aura pas de quatrième enfant dans la famille Hedström. De leur côté, Anna et Dan pouponnent. Leur vie est merveilleuse. Tout est bien qui finit bien ? Non, car l’auteure laisse les histoires de la vie privée de ses personnages en suspens. Par exemple, le lecteur ne saura pas si Rita vaincra le cancer. Cela laisse penser qu’il y aura une suite un jour. On n’en a pas fini avec Fjällbacka. On ne va pas tuer la poule aux œufs d’or, non ? D’autant plus qu’il doit y avoir des sponsors puisqu’il y a des références à des marques de vêtements, de boutiques. Bref, du placement de produits. Alors, il devrait y avoir d’autres volumes sur la vie d’Erika.

 

La Sorcière

 

La Sorcière

« La Sorcière » est le premier livre de Camilla Läckberg que j’ai lu. Le 15 octobre 2022, j’avais écrit le commentaire suivant sur un réseau social consacré à la lecture et à la critique littéraire :

« Elin i Horsnäs et Märet Jonsdotter... Ces deux noms ne disent pas grand-chose aux lecteurs d'aujourd'hui. Ce sont ceux de deux femmes accusées de sorcellerie au XVIIème siècle en Suède (et bien sûr exécutées de façon barbare). Ces deux femmes réelles deviennent une seule, Elin Jonsdotter, la sorcière du livre de Camilla Läckberg. Même si j'ai aimé le livre, j'ai eu du mal à voir où l'autrice voulait en venir car elle découpe et présente ses histoires de manière un peu décousue. Nous avons en parallèle le retour de Marie Walls dans son bourg natal et la résurrection d'un fait divers auquel elle a été liée trente ans auparavant. L'actrice hollywoodienne s'était accusée du meurtre de la petite Stella, 4 ans, avec son amie Helen. Revenue en Suède, l'histoire recommence : Nea, 4 ans meurt également. Tous les yeux se tournent donc vers Marie et Helen qui avaient 13 ans à l'époque de leurs aveux... Puis, nous avons l'histoire de réfugiés syriens qui vivent non loin. Il n'est pas difficile de comprendre qu'ils vont servir de boucs émissaires avec toutes les histoires de racisme (et ça, c'est un thème déjà vu). On a aussi le quotidien "gnan-gnan" du couple Erica (l'écrivain qui se prend pour détective privé) et Patrick (son mari policier). On a aussi droit aux préparations du mariage de Kristina, la mère de Patrick, les mystères qui tournent autour de la sœur d'Erica, Anna (enceinte jusqu'aux yeux). On a l'idylle entre Sam (fils d'Helen et de son mari James, un affreux militaire) et Jessie (la fille mal aimée de Marie). Avec cela, il y a toute une bande d'adolescents affreux et harceleurs. Et puis, il y a l'histoire de Elin, entre 1671 et 1672. Toutes ces histoires se succèdent, coupées les unes par les autres. A part les petites histoires gentillettes liées à Erica, tout se passe mal : Elin sera exécutée, il y aura un massacre parmi les jeunes (inspiré d'un fait divers d'actualité en Suède en 2015), des histoires d'amour entre personnes du même sexe contrariés. L'autrice fait feu de tout bois et écrit un roman méli-mélo. C'est sympathique, mais en même temps, cette véritable sorcière semble arriver comme un cheveu sur la soupe. On a du mal à comprendre que le livre tourne autour des chasses aux sorcières (homosexualité, immigration, présumés coupables...) mais finalement, à force, le lecteur trouve lui-même sa conclusion. Le livre n'est pas trop mal au final. J'ai moins apprécié le long texte qui suit le roman (tous les remerciements et les cirages de bottes au passage afin que ce livre soit publié). Mais cela, on n'est pas obligé de le lire. » C’était il y a trois ans. Depuis, j’ai relu « La Sorcière ». A l’époque, j’étais tombée sur l’ouvrage et je n’avais pas idée qu’il s’agissait de l’un des épisodes d’une série, celle des aventures d’Erika Falk et de Patrik Hedström. Quand on prend en cours leur existence fictive sans avoir le contexte, les débuts, le passé, on peut trouver leur quotidien bien mièvre, voire sans queue ni tête. Alors, pour bien comprendre les personnages récurrents, il vaut mieux commencer par le début, soit « La Princesse des glaces ». Le lecteur les découvre peu à peu dans chaque livre. Il a le temps de se mettre dans l’ambiance. Il peut même trouver attachants ces héros ordinaires et par conséquent très humains. Dans « La Sorcière », Erika élève Anton et Noël, ses jumeaux en bas âge (donc terribles) et Maja son aînée qui se responsabilise. Kristina, la belle-mère insupportable a trouvé l’homme de sa vie en Gunnar et elle l’épouse. Le jour de la cérémonie, Dan (l’ex d’Erika) se marie enfin avec Anna (la sœur d’Erika). Si on ne lit pas l’histoire récurrente dès le début, on ne sait pas qu’Anna a tué son ex-époux Lukas qui la battait et menaçait ses enfants (et n’a pas été inculpée car c’était de la légitime défense). On ignore qu’elle a vécu l’enfer de la dépression à cause de ça, que Dan l’a sauvée avec son amour mais qu’elle y est retombée direct après un grave accident de voiture qui l’a grièvement blessée et qui a tué le nouveau-né qu’elle avait eu avec Dan. Un peu compliqué mais quand ils se marient, c’est le bonheur retrouvé. Avec tous ces renseignements, le lecteur comprend les émotions. Et comme l’auteure a donné un visage, une vie, des sentiments à tous les membres du commissariat, si on lit toute la série du début jusqu’à la fin, on les voit évoluer et on partage leurs points de vue et leur émotivité. Pour le reste, mon commentaire sera identique et tel que je l’ai écrit trois ans auparavant. Et je suis toujours d’accord avec ma dernière phrase : ne pas lire les remerciements de l’auteure à tous les gens qui l’ont aidée et à ses éditeurs. Il n’y a pas qu’elle à le faire. D’autres femmes publiées se répandent en compliments qui n’intéressent pas forcément le lecteur (en tout cas, moi, ça ne me concerne pas et je ne lis plus ce genre de choses).

 

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