mercredi 29 juillet 2026

Un mystère de la Sorcière du soufre, l'intégrale, par April Fernby

 Un mystère de la Sorcière du soufre ou les Sorcières de Brimstone par April Fernsby

L’occasion faisant le larron, j’ai eu l’occasion de lire les treize tomes de « Un mystère de la Sorcière du Soufre » réunis dans un volume « intégral ». Le format est pratique car on n’a pas besoin d’attendre la suite d’une histoire. Soit on accroche immédiatement et on lit tout, soit on arrête. Dans les deux cas, le lecteur n’a pas à patienter et à rester sur sa faim. Il cesse quand il veut ou pas. Comme je suis une lectrice très persévérante, j’essaie de lire jusqu’au bout. Ici, l’auteur raconte les aventures de Cassia Winter, une jeune femme ordinaire, à l’aube de la trentaine. Tout est ennuyeux dans sa vie : son petit-ami autoritaire et narcissique, son travail de bureau répétitif, son appartement à crédit. Même Stanley son chat dépérit. Sans famille, elle n’a qu’une grand-mère, Esther (dont le chat Oliver est le frère de Stanley). L’existence triste et terne, c’est le point de départ car tout change. Cassia découvre qu’elle est une sorcière, qu’un monde merveilleux nommé Brimstone existe et qu’il suffit de traverser la porte de la cave de la maison de sa grand-mère (elle-même sorcière). Là, elle y trouve un monde merveilleux avec des êtres surnaturels, de fabuleux papillons messagers et une grande harmonie. Elle y rencontre Luca, un gardien aux magnifiques yeux bleus, son ancien ami d’enfance. D’un coup, elle se souvient de tout. Cassia a connu ce monde jusqu’à l’âge de sept ans et l’a oublié après la mort brutale de sa mère. Désormais, elle y revient en tant que sorcière justicière, chargée de la loi. Si un crime est commis, elle le résout et le remet pour qu’il soit puni à Blythe, la sorcière responsable, âgée de 300 ans mais qui en paraît bien 270 de moins. Assistée par son chat qui parle, Cassia exerce comme enquêtrice, combat les meurtres et surtout vit de nouvelles aventures.

Les points positifs

C’est une histoire de cosy murder, au ton léger avec une jeune sorcière qui veut s’améliorer pour devenir une bonne enquêtrice dans un petit monde sympathique sans cesse en danger. Elle doit le préserver et y parvient malgré les menaces et les obstacles. Pendant treize tomes, elle y évolue et y fait la connaissance de nombreux êtres surnaturels sympathiques, se lie d’amitié avec eux. Elle aide la justice en arrêtant les criminels. Elle sauve son univers fantastique et même notre monde. En plus, il y a de l’humour.

Les points moins convaincants

Pour les lecteurs Français et francophones, ce n’est pas évident car il n’existe pas de version adaptée. La traduction fournie par l’IA est vraiment très mauvaise. Soit il faut lire le livre en version originale, soit il faut s’entêter à déchiffrer le texte et se contenter d’un langage très médiocre qui mêle le féminin, le masculin, le langage familier. L’histoire en elle-même présente beaucoup trop de lieux communs. On trouve des situations, des personnages, des émotions, des rapports de force, des intrigues, des éléments déjà omniprésents dans d’autres ouvrages publiés. Déjà, pour commencer, on a le personnage « ordinaire », voire banal qui possède à son insu un grand pouvoir. Cassia est une ratée dont la vie change littéralement grâce à la magie. Mais le ton reste retenu et édulcoré avec la trentenaire. On dirait que cela s’adresse à des enfants tant c’est gentillet. En fait, le profil de Cassia ressemble trop à celui des héroïnes de Kim Richardson qui a proposé ses séries de sorcières enquêtrices (mais en version pour adultes, érotique selon les cas et très violente). Stanley et elle apprécient la nourriture qui provoque des explosions de saveurs sur leurs papilles (termes récurrents chez Richarson et Fernsby). De deux choses l’une, soit les auteures citées sont une seule et même personne, soit l’une d’entre elle s’inspire de l’autre, soit, ce genre d’histoires de sorcières est bâti sur un schéma identique avec des petites variantes. C’est dommage.

Mon avis personnel :

Après avoir lu l’ensemble de la série d’abord, mes conclusions sont les suivantes. C’est sympathique mais quand on a lu d’autres livres avec des histoires trop convenues, trop faciles et trop prévisibles qui ressemblent trop à celles-ci, on est forcément déçu. Si les écrivains se copient de façon aussi éhontée, où va-t-on ? Maintenant, reste à savoir qui plagie l’autre.

 

mardi 26 mai 2026

Les Sorcières de New-York : La Voie de la Sorcière

 Les Sorcières de New-York par Kim Richardson : La Voie de la Sorcière

 L’histoire en deux mots

Leana ne peut pas profiter de sa vie tranquillement. La Guilde des anges assassins la recherche car à leurs yeux, elle constitue un danger. Elle ignore lequel mais sait qu’elle doit lutter pour sauver sa vie. Bien sûr, ses amis vont l’aider. Mais peut-elle réellement se sauver de cette situation ? Résoudra-t-elle le mystère. Au fond, pourquoi les anges s’acharnent-ils à vouloir l’éliminer ? Rien ne va plus pour Leana.

Les points positifs

C’est avec ce tome que s’achève enfin l’histoire. La relation entre Leana et Valen trouve sa conclusion. Le lecteur en connaît davantage sur son héroïne préférée, sur ses origines, celles de sa sœur et sur la destinée de ses amis.

Les points moins convaincants

D’accord, on a compris : les anges meurtriers ont une excellente raison de tuer Leana. Mais l’auteure nous les présente comme des sadiques bavards et vantards. Au lieu de se concentrer sur leur tâche, ils discutent avec la sorcière. Entre les échanges d’insultes, les moqueries et les escarmouches, cela en devient lassant. Les combats se succèdent, jusqu’à l’affrontement final. Et il y en a un peu trop. D’ailleurs, il n’y a que ça.

Un ange passe et après un petit discours plus ou moins ironique, il attaque Leana. Elle le tue et bon débarras. Mais un autre ange arrive avec des renforts, tente de la tuer, puis se fait massacrer avec ses acolytes. Et ça recommence sans arrêt. C’est comme un dessin animé où Leana lance ses boules de feu sur des ennemis qui surgissent toutes les cinq minutes. C’est franchement ridicule. Mais le pire est la raison surfaite pour laquelle les anges veulent l’éliminer. La femme ordinaire dotée de pouvoirs réduits au strict minimum comme Leana serait la clé pour ouvrir les portes de l’enfer. Rien que ça ? Encore une fois, la survie de notre humanité est entre les mains d’une outsider ringarde. Dans les romans et dans les films, nos vies dépendent d’une bande de bras cassés. Visiblement, ici aussi. Avec l’aide miraculeuse et invraisemblable de Shay, après la bataille finale digne d’une apocalypse, tout est bien qui finit bien. Et heureusement, la série s’achève avant de partir davantage en ville. Elle n’a pas le temps de lasser les lecteurs qui restent fan. C’est mieux ainsi.

 

samedi 16 mai 2026

Les Sorcières de New-York : Nuances de sorcières

 Les Sorcières de New-York par Kim Richardson

Nuances de sorcières

L’histoire en deux mots

Rendue malade par la malédiction de la sorcière Auria, pourchassée par la vampiresse Freida, Shay doit quitter New-York. Valen l’emmène avec Leana dans un camp réservé aux paranormaux afin de la protéger. Là, la sorcière stellaire retrouve Catelyn qui la tient toujours pour responsable de la mort de ses parents alors qu’elle sait pertinemment que c’est Auria la coupable. La sorcière meurtrière a été tuée et donc, l’humaine devenue géante est vengée. Or, elle en profite pour remonter toute la petite communauté du camp contre Leana dans le but de pouvoir l’affronter et la tuer. Rien ne va plus pour notre héroïne préférée. Parviendra-t-elle à se tirer de cette multitude d’ennuis ?

 Les points positifs

La convivialité, la solidarité entre les amis et la résolution de problèmes plait toujours autant au lecteur. L’humour aussi. Les histoires de femmes quadragénaires en bute aux petits problèmes dus au vieillissement mais au cœur d’adolescentes sont amusantes et sympathiques. Surtout, l’histoire se déroule et s’achève de façon optimiste.

 Les points moins convaincants

Les péripéties s’entassent. Il y en a beaucoup trop et elles se suivent les unes après les autres à un rythme trop rapide pour se poser. Le lecteur ne peut pas reprendre son souffle un instant. Il y a tellement de scènes de baston et de combats que ça en devient peu crédible, voire ridicule.

 

Catelyn fréquente un loup-garou, chef de meute et est bien décidée à se venger de Leana. Pourtant, elle sait très bien que son ancienne amie n’est pas coupable. Alors, on peut se poser la question de savoir si elle est bête ou non. Pourquoi trahir, mentir et dire que Leana est coupable d’avoir tué un vampire juste pour la provoquer en duel lors d’une ordalie ? Le pire, c’est qu’à la fin du tome, Leana finit par pardonner à Catelyn qui a été battue et rejetée par toute la bande d’amis à cause de son faux témoignage. Rien n’est logique dans ces revirements trop faciles pour que tout termine bien. A part les scènes de haine et de combat entre les anciennes amies, il y a celles contre Freida qui attaque le camp, enlève Shay. Tous se mettent à la poursuite de la méchante de service et osent même entrer dans le repaire des vampires. C’est comique et on se croirait vraiment dans un dessin animé où des adversaires se dressent sans arrêt sur le chemin de Leana pour l’empêcher de récupérer sa seule. Et c’est un festival de globes stellaires, soit des « boules de feu » (on se croirait chez Super Mario). En somme, la situation se résout très facilement. Freida est mise hors d’état de nuire, Shay est guérie, Leana retrouve Valen et ses amis. Tout est bien qui finit bien, jusqu’à l’arrivée de l’ange Matiel, père de Shay et de Leana qui vient prévenir d’un danger. La légion des anges célestes veut Leana. Donc, la suite au prochain épisode. Heureusement, ça sera le dernier de la série et c’est tant mieux car les aventures de la sorcière traînent un peu trop en longueur et s’éternisent.

 

Les Sorcières de New-York : Le Géant et la sorcière

Les Sorcières de New-York par Kim Richardson

Le Géant et la sorcière

 L’histoire en deux mots

Une série de meurtres est commise dans le restaurant de Valen. Bien sûr, ça suffit à l’accuser de meurtre. Clive Vespertine du Conseil gris tient à arrêter le beau géant pour se venger de Léana qu’il tient responsable de la mort d’Adèle. Mais la sorcière stellaire tient innocenter son amoureux. Va-t-elle y parvenir ?

Les points positifs

C’est toujours amusant et le lecteur s’habitue à la petite bande d’amis. 

Les points moins convaincants

Au tome précédent, c’était Léana qui était menacée. Cette fois-ci, c’est Valen. A chacun son tour. Les scènes de baston et de sexe se succèdent. Les péripéties s’entassent. Il y en a trop, les unes après les autres. Le lecteur ne peut pas reprendre son souffle un instant. On se débarrasse des méchants, mais d’autres surgissent comme un certain vampire féminin nommé Freida qui s’en prend à Shay (mais ce sera traité au prochain épisode pour bien prolonger l’histoire). N’est-ce pas un peu trop répétitif ?

Après avoir tué CLive Vespertine qui se montrait trop menaçant, Leana finit par trouver la coupable de tous ces assassinats. Celle-ci se cache dans la nouvelle école de Shay en tant que membre du personnel. La sorcière Auria (celle qui avait changé Jimmy en chien en bois à roulette) est bien la responsable des meurtres. Pour se régénérer et pour rajeunir, elle aspire la vie de ses victimes. En même temps, elle chasse ses proies dans le restaurant de Valen et veut le faire accuser de meurtre. Elle fait donc d’une pierre deux coups. Et quand elle tue les parents de Catelyn, elle s’arrange pour faire porter les soupçons sur Leana. Cela ne rate pas car l’humaine devenue géante la déteste. De plus, Auria a maudit Shay en la condamnant à mort, avec une maladie incurable. Evidemment, tous ces événements auront des conséquences sur le tome successif et y trouveront des solutions. C’est toujours pour accrocher le lecteur et l’inviter à lire la suite. Seulement, beaucoup de choses sont très convenues et c’est surtout trop long.

 

 

dimanche 10 mai 2026

Les Sorcières de New-York: Les Contes de la sorcière

 Les Sorcières de New-York par Kim Richardson

Les Contes de la sorcière

L’histoire en deux mots

Accusée pour avoir tué Adèle, Leana passe un sale quart d’heure dans la prison de Grimway, réservée aux paranormaux. Elle en ressort libre à condition de « travailler » au service de son pire ennemi du moment, Darius. Celui-ci l’a fait jeter en prison pour lui faire du chantage : ou bien elle collabore avec lui, ou elle restera pour toujours dans sa cellule sale et très inconfortable. Afin de pouvoir le démasquer, Leana accepte de chercher un mystérieux bijou introuvable pour le remettre à l’odieux personnage coupable d’avoir voulu créer une armée d’hybride. Y parviendra-t-elle ? 

Les points positifs

C’est toujours léger et parfois drôle. On retrouve tous les personnages sympathiques et on finit par en savoir un peu plus sur les origines de Leana.

Les points moins convaincants

Retour à la case prison, complots, trahisons, bagarres et arrivée de nouveaux personnages pour prolonger à l’infini une histoire déjà trop similaire à deux autres séries de la même auteure, il faut le faire. Bien sûr, on n’oublie pas l’histoire torride très convenue entre la sorcière et le géant. La suite au prochain épisode.

Désespérée, Leana cherche le fameux bijou si important pour Darius. En même temps, elle fait enfin la connaissance de Matiel, un ange. Celui-ci lui amène sa propre fille, une adolescente nommée Shay. Il décide de la confier à Léana car elle est en danger après la mort de sa mère. Pour être brève, je simplifie l’histoire : notre héroïne rencontre enfin son géniteur et constate qu’elle est à moitié ange, moitié sorcière. L’insupportable Shay âgée de onze ans n’est autre que sa demi-sœur. Ses pouvoirs ne sont pas encore développés mais au cours de l’histoire, le lecteur apprendra qu’elle est une sorcière solaire (Léana est une sorcière stellaire) et que le bijou que cherche Darius, c’est elle. Il a besoin de son pouvoir pour détruire le conseil gris. Sauf que Shay qui est peu sympathique envers sa gentille sœur aînée le tue. Tout est bien qui finit bien, mais les problèmes vont continuer au tome suivant. C’est abuser de la patience des fans.

 

Cours complet de chiromancie

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