samedi 18 avril 2026

Les Sorcières de Moonfell : Magie de l’ombre et du feu

 

Les Sorcières de Moonfell

Kim Richardson

Magie de l’ombre et du feu

Magie de l’ombre et du feu

L’histoire en deux mots

Katrina Lawless, dite Kat revient 20 ans après son départ dans sa ville natale, Moonfell, repère de paranormaux. Elle travaille comme enquêtrice pour les Merlin, une sorte de police du surnaturel. Elle doit résoudre un meurtre rituel particulièrement affreux. Elle se heurte au shérif local, Blake Maddox, un beau spécimen très séduisant de loup-garou macho et surtout très casse-pieds. Kat s’installe chez sa tante dans une maison délabrée et recueille un chat errant qui se retrouve être un beau jeune homme amnésique et très mystérieux nommé Dash.

Les points positifs

L’histoire est à la première personne et se lit très facilement. L’héroïne raconte son retour dans sa ville natale où sa famille l’a toujours rejetée car elle n’a pas de pouvoirs. Sa tante qui lui a légué sa maison est vivante. Kat rencontre ses trois voisines, des sorcières charmantes : Annette (marié à Liam un loup-garou et mère de cinq filles), Tilly (une célibataire séductrice), et Christina.

Les points moins convaincants

Les « Sorcières de Moonfell », c’est exactement les « Sorcières de Hollow Cove » en plus sombre, moins drôle et moins sympathique. Kat Lawless qui se croit sans pouvoir mais qui en a est le double de Tessa Davenport. Elle est presque quadragénaire tandis que Tessa est presque trentenaire et sont célibataires au début de la série. Toutes les deux sont sous le charme d’un transformiste (le shérif et le chef de la ville) et ont au moins une tante (Tessa en a trois). Mêmes réactions, situations analogues, il y a un petit air de déjà-vu. En plus, le schéma entre les deux séries se ressemble : le retour d’une fille du pays, des crimes, des paranormaux, des alliées, la résolution provisoire du problème, l’attraction entre l’héroïne et le représentant de l’autorité. En bref, les deux séries sont trop semblables.

Après avoir lu les « Sorcières de Hollow Cove », lire les « Sorcières de Moonfell », c’est presque relire la même chose mais en version dark et aigrie. Les trois copines voisines sont la réplique de Dorothy, Ruth et Beverly Davenport. L’auteure refait la même histoire version plus âgée et moins comique. Il y a quelques variantes mais c’est à peu près pareil dans l’ensemble. Pour ma part, j’ai lu les premiers 19 tomes de l’histoire de Tessa. Il m’est impossible de ne pas comparer l’histoire de Kat avec celle de Tessa et d’y retrouver des similitudes. Vraiment, si je n’avais pas déjà emprunté les livres à la bibliothèque, je ne continuerais pas ma lecture. Je ne conseille pas les « Sorcières de Moonfell » si on a déjà lu les « Sorcières de Hollow Cove ». C’est inutile. C’est du réchauffé.

 

 

mercredi 15 avril 2026

Les Sorcières de Hollow Cove : Sortilèges et dérapages

 

Les Sorcières de Hollow Cove par Kim Richarson

Sortilèges et dérapages

Tessa fait l’apprentissage de la maternité avec son bébé âgé seulement d’un mois. Mais Darian Durand Davenport n’est pas un nourrisson comme les autres. Sa croissance est très rapide. Chevelu, fort physiquement, il grimpe partout et surtout développe des pouvoirs exceptionnels. Il fait des bêtises et c’est drôle. Mais un événement bouleverse le calme. Gilbert, le maire de la ville est retrouvé mort chez lui. Les Merlins doivent alors enquêter, d’autant plus que ce crime ne reste pas isolé. Les victimes s’accumulent, tuées par la magie d’objets maudits. Notre chère héroïne a beaucoup de travail : il lui faut arrêter le massacre, gérer Darian et ses tantes. Hollow Cove qui risque la destruction doit élire un nouveau maire. Là, deux candidates vont s’affronter : Martha, la coiffeuse propriétaire du salon de beauté de magique, grande commère et Dolorès Davenport en personne. C’est dire l’ambiance chaotique. Rien ne va plus pour Tessa. Et pour moi non plus !

Quelqu’un a volé des objets maudits conservés par les sœurs Davenport et les vend au marché noir aux êtres surnaturels mal intentionnés : c’est Soren, un elfe beau et maléfique. Parent des Davenport, il veut se venger d’elles car il n’a jamais été accepté par la famille depuis des siècles en raison de son sang impur. En effet, l’un de ses parents était un sorcier sans pouvoir et l’autre un elfe. Depuis, il nourrit une haine féroce contre toutes les descendantes Davenport qu’il veut détruire. Tessa et ses tantes, aidées par Marcus sauvent leur vie. Trop fort, Soren ne peut pas être vaincu et s’enfuit alors qu’il perd. Cela signifie qu’un retour du personnage reste possible dans les prochains tomes qui restent. Et là, c’est le problème. Il y a encore au moins cinq livres supplémentaires. Que va-t-il se passer encore ? Oui, Dolorès est élue maire de la ville et le conseil gris menace de la surveiller, elle et sa famille.

Tout est bien qui finit bien parce que Tessa résout la situation. Elle répare les erreurs de ses tantes. Et c’est ce que le lecteur souhaite avec les sympathiques sorcières de Hollow Cove. C’est toujours aussi drôle et plein d’humour. Cependant, personnellement, j’ai moyennement aimé le scénario très répétitif. L’auteure a déjà utilisé le schéma plusieurs fois tout au long de la série : des meurtres mystérieux, une catastrophe qui menace de rayer de la carte Hollow Cove, une haine et une vindicte touchant les Davenport, des « bastons » récurrentes avec les ennemis, des chamailleries amusantes entre les vieilles tantes. A la fin, c’est toujours pareil. Même les répliques de Dolorès se ressemblent. Avec Ruth qui a l’art de se déguiser en sac poubelle pour partir en mission, elle traite de tous les noms Beverly comme « Traînée, prostituée » et d’autres termes encore. L’intéressée ne se vexe pas, au contraire. Elle ne pense qu’au sexe, ce qui l’assimile à une nymphomane qui peut avoir plusieurs rendez-vous galants par jour. Au début, on sourit. Mais à force, c’est « lourd ».

Le style d’écriture du livre reste inchangé :  du simple langage parlé. Produit en langage familier trop drôle, l’ouvrage se lit aussi rapidement que les précédents. Il est tout aussi distrayant, sans « prise de tête ». A conseiller aux lecteurs veulent passer un bon moment. Mais là, ça devient interminable. L’auteur ne se décide pas à mettre un point final à l’histoire de Tessa. A l’inverse, elle produit toujours plus de livre. Sérieusement ? Comment fait-elle pour écrire autant ? C’est une équipe qui l’aide ? Peu m’importe car moi, je m’arrête là, et pas seulement parce que la bibliothèque de mon quartier n’a pas jugé nécessaire d’acheter les derniers tomes. C’est vraiment parce que la série tourne en rond. C’était sympa, mais je salue Tessa et je vais m’intéresser à d’autres héroïnes de la même auteure puisque j’ai déjà emprunté les quatre volumes d’une autre de ses collections (achevée). Qui sait, je vais faire peut-être une belle découverte.

 

samedi 11 avril 2026

Les Sorcières de Hollow : Sorcières mal lunées

 Les Sorcières de Hollow Cove par Kim Richarson

Sorcières mal lunées

Toujours enceinte, Tessa attend avec impatience sa délivrance. Elle a pris des kilos, se voit imposer une doula par Amélia, sa mère trop envahissante (qui ne se mêle pas de ses affaires) et se sent fatiguée. En somme, ce n’est pas la grande joie. Mais le pire arrive : un adolescent de onze ans nommé Dylan frappe à sa porte et demande à voir son époux. Le jeune garçon ressemble comme deux gouttes d’eau à Marcus et prétend être son fils né d’une relation avec une certaine Annie. Choquée par cette nouvelle inattendue, Tessa voit son monde s’écrouler. Tourmentée par sa jalousie, elle mène l’enquête pour en savoir plus. Elle téléphone à Zeke, le chef de la meute des loups-garous et apprend qu’Annie Ford est morte depuis trois ans. Partagée entre son empathie naturelle, sa jalousie et ses soupçons, la future mère vit d’intenses émotions contradictoires. Entre regrets et culpabilité, elle se débat. Mais elle a plein de problèmes. Des douleurs la paralysent. Sa magie fait défaut et lors de son déplacement sur une ligne tellurique avec Iris, elle faiblit et manque de tuer son amie qui perd Dana, son livre des ombres. En plus, Vara, la doula autoritaire et gênante la materne au point de l’étouffer, ce qui crée des conflits avec les sœurs Davenport. Zeke menace de venir chercher Dylan. Marcus tombe littéralement amoureux de son fils avec qui il partage de bons moments tel un père affectueux. Comble des ennuis, la fée Clochette si chère à Ruth disparaît. Rien ne va plus pour Tessa !

 Au lieu de s’opposer à sa mère qui lui impose une doula, Tessa accepte sans réfléchir. Pourtant, ses tantes lui disent bien : « Cette doula pue ». Pourquoi une dure à cuire comme notre héroïne se laisse-t-elle empoisonner ? A chaque fois que Vara lui donne ses pilules, elle se sent mal, perd ses pouvoirs et elle ne le comprend pas. C’est pourtant clair et le lecteur n’y trompe pas. Marcus est pire que sa femme. Il tombe direct dans le panneau en s’attachant trop facilement à un gamin sorti de nulle part et qui se trahit sans arrêt (car une vibration tremble sur son visage et manque de le décomposer). Là aussi, il est très facile de voir qu’il porte un masque, que c’est un fake. Les êtres surnaturels peuvent changer d’apparence. Alors, pourquoi Marcus se fait-il tromper comme un nigaud ? Que doit-on penser ? Que le terrible couple Durand est naïf, bête et crédule ? Avouons-le, nous, les lecteurs, soupçonnions bien Vara l’horrible meurtrière et Dylan le menteur. L’auteure fait donc penser que ses héros sont deux idiots, à moins qu’elle ne prenne ses fidèles lecteurs pour des imbéciles. En effet, les ficelles utilisées sont si grosses qu’on ne voit qu’elles. Tout ça pour pouvoir générer un tome supplémentaire. Enfin… Seuls les fans de la série pourront pardonner (et encore !) une intrigue si simpliste et si attendue. Espérons que les derniers tomes ne seront pas tout aussi inconsistants. Le gamin qui vient mettre la pagaille dans un couple et la manipulatrice qui veut voler le pouvoir de la sorcière et de son futur bébé, c’était vraiment trop léger.

Tout est bien qui finit bien parce que Tessa résout la situation avec l’aide de ses tantes à la rescousse. Et c’est ce que le lecteur souhaite avec les sympathiques sorcières de Hollow Cove. C’est toujours aussi drôle et plein d’humour. Cependant, personnellement, j’ai moyennement aimé le scénario un peu trop prévisible et vraiment facile à deviner dès les premières lignes du livre. Cette histoire de Dylan était grosse comme une maison. Pareil pour l’odieuse Vara, menteuse et traîtresse. Heureusement, l’auteure nous a épargné une autre ânerie du style « Allison est la mère de Dylan ». Il ne manquerait plus que ça ! En attendant, pour conclure cet énième tome, Tessa perd les eaux. La suite au prochain épisode. Le style d’écriture du livre est du simple langage parlé. Produit en langage familier trop drôle, l’ouvrage se lit aussi rapidement que les précédents. Il est tout aussi distrayant, sans « prise de tête ». A conseiller aux lecteurs veulent passer un bon moment. Mais là, ça commence à devenir un peu long et répétitif. Et je ne suis pas encore arrivée au bout des 24 tomes. Ce n’est pas un peu beaucoup ? Il faudrait conclure l’histoire de Tessa et mettre un point final pour ne pas lasser le fidèle lectorat. Même les grands fans de la sorcière-démone, du gorille-garou et de leurs tantes pourraient en avoir assez.

 

Cours complet de chiromancie

Les Sorcières de Moonfell : Magie de l’ombre et du feu

  Les Sorcières de Moonfell Kim Richardson Magie de l’ombre et du feu Magie de l’ombre et du feu L’histoire en deux mots ● Katri...