mercredi 14 janvier 2026

Journal d'un vampire : la Traque

 "La traque", par L.J Smith.

Le dixième tome s’ouvre de façon pessimiste. Elena est toujours sous le choc de la mort de Stefan. L’ambiance est triste. Même Damon semble désespéré. Alors que l’héroïne envisage de traquer Jack, l’une des sentinelles vient lui donner une mission à accomplir. La jeune fille ne comprend pas pourquoi elle doit laisser de côté l’assassin de son bien-aimé pour courir après une vampire originelle nommée Siobhan. Selon elle, il faut surtout pourchasser le scientifique fou qui fabrique des mutants, le plus dangereux de tous. Mais la sentinelle n’est pas de cet avis. En attendant, Elena et Damon se rapprochent. Ils enquêtent jusqu’à ce que les vampires mutants qui les poursuivent les trouvent enfin. Or, on ne peut pas les éliminer car ils sont invulnérables. Pour ajouter à ces problèmes, Meredith se transforme inévitablement en vampire. Elle souffre et essaie de résister à la tentation de vider ses amis humains de leur sang. D’abord, elle cherche à cacher sa situation. Ensuite, elle finit par se faire repérer. Pour savoir comment tuer les vampires artificiels, elle tente d’infiltrer le groupe de Jack. En vain. L’odieux personnage découvre la trahison. La guerre continue de plus belle. La bande d’amis se prépare au combat. Or, la meute des loups-garous ne les aide pas. Rien ne va plus entre Bonnie et Zander. Encore des catastrophes en perspective…

L’histoire tombe dans un certain marasme répétitif. Le deuil, la douleur d’Elena qui aime son Damon mais refuse de se laisser aller avec lui recommence. Elle ne veut pas trahir Stefan qui est mort. Le lecteur a fini par le comprendre puisqu’on ne parle que de ça. La romance bat son plein. L’auteure doit bien aimer le parfum du shampooing puisque ses personnages adorent le respirer sur les chevelures de leurs aimées/ aimés. Que de descriptions de la beauté des personnages ! Mais si on a lu les tomes précédents, on connaît déjà la profusion de détails. Comme les méchancetés récurrentes, les incohérences reviennent. Par exemple, comment Meredith peut-elle croire un instant qu’elle peut berner Jack. Il sait très bien qu’elle le déteste. Le résultat, c’est que les tentatives de tromperies sont vouées à l’échec. Pourchassés par les vampires artificiels, Elena et Damon ne peuvent rien contre eux. Ils en sont réduits à demander l’aide de Siobhan, l’affreuse vampire. Ensemble, ils font le pacte de tuer Jack, qui se nomme en réalité Hendrik et qui est Suisse. Au dernier moment, Siobhan trahit ses alliés car elle est amoureuse de Jack qui ne l’aime pas. Pour résumer, après des batailles rapides (décrites bien plus vite que les scènes de sentiments ou de câlins chastes qui s’éternisent), Siobhan est tuée. A Zurich, Elena entre en cachette dans le laboratoire de Jack, comme si c’était facile. Elle dérobe le poison qui peut anéantir les vampires artificiels afin de s’en servir. Lors de l’ultime bagarre avec Jack, celui-ci a largement le temps de raconter comment il en est arrivé là. Siobhan était amoureuse de lui et a tué Lucia, sa bien-aimée. Pour se venger, il a donc créé des vampires indestructibles afin de tuer tous les vampires originels et les vampires authentiques, dont les frère Salvatore. Alors qu’il se sait perdu, il tente une négociation assez bizarre. Il veut se joindre à Elena et à Damon. Devenir amis ? C’est du n’importe quoi. Le lecteur va-t-il y croire ? Heureusement, nos héros ne sont pas aussi bêtes pour une fois. Damon élimine Jack. Puis, avec son amie, il rentre en Virginie. Là, Bonnie et Zander se sont réconciliés et se marient. Le lecteur participe à la cérémonie très bien décrite, façon conte de fée de petite fille.

Tout est bien qui finit bien. Après les règlements de comptes, les tueries, le sauvetage des humains, le joli mariage, on s’attend à un peu de tranquillité pour nos héros. Oui, ils s’en vont à Paris pour décompresser. Lors d’une visite nocturne sur la Tour Eiffel, Elena et Damon se croient heureux. Grossière erreur. Mylea, l’une des sentinelles en chef s’en prend au couple. Elle les avait prévenus : si Damon tue un humain, Elena meurt ou part dans les sphères célestes. Déjà qu’elle n’avait pas voulu tuer Damon ! Franchement, le vampire avait raison de se demander à quoi servent les sentinelles. Moi, je le sais : à ennuyer tout le monde. Avec une mauvaise foi manifeste, Mylea accuse Damon d’avoir tué Jack dont elle dit qu’il était humain ! C’est n’importe quoi ! En réalité, c’est pour préparer le tome suivant. Heureusement que le onzième est le dernier. Comme quoi, les prolongations, c’est toujours un peu lassant. Dois-je conseiller la lecture de « La Traque » ? Seulement aux très grands fans de la série. C’est tout.

 

 

 

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