vendredi 17 octobre 2025

Les Enquêtes de Maddie : Vacances funestes à l'hôtel Eden

 

Une jeune libraire trentenaire, Maddie Vidal se rend en vacances au Mexique. Pourquoi aussi loin de sa zone de confort ? Pour se remettre d’une rupture, pour s’évader et se détendre. Pour un break dépaysant, c’est raté. A peine arrivée, elle se fait draguer par Ethan, un beau chef d’entreprise en voyage d’affaires avec son assistante, une belle blonde du nom d’Amanda (qui a de sérieuses visées sur Ethan). Ensemble, ils viennent démarcher des clients sud-américains pour leur vendre du bon vin français et pendant leurs loisirs, en profitent pour apprécier leur séjour. Est-ce le couple parfait ? Non, c’est le début des ennuis pour la pauvre Maddie qui devient la cible de la jalousie d’Amanda. En plus, dans son hôtel tranquille, il s’en passe des choses : juste avant son arrivée, une jeune femme a été retrouvée morte dans le jacuzzi. Coïncidence, Ethan flirtait avec la défunte… ce qui énervait Amanda. Avec une suspicion de meurtre, un dragueur invétéré, une rivale enragée qui rôde autour d’elle, Maddie enquête. Elle finit par trouver. Méfions-nous des apparences : tout accuse Amanda, mais est-ce vraiment elle la coupable ? Je ne vais pas spoiler ce roman sympathique qui se lit rapidement. Il y a de l’humour, du suspens, de la légèreté, voire de la fraîcheur avec une héroïne attachante. Je ne connaissais pas le cosy crime du XXIème siècle. Maintenant, c’est fait et même si ce n’est pas mon genre de lecture, j’ai apprécié et je le conseille pour passer un bon moment.

 

vendredi 10 octobre 2025

La Prof Freida Mac Fadden


Après m’avoir prêté la série de la « Femme de chambre », la « Psy », une amie m’a proposé la « Prof ». Et en bonne curieuse, j’ai lu le livre d’une traite car souvent, les gens détestent les enseignants. Alors, c’était très tentant de lire ce que l’auteure proposait cette fois-ci. Préparons-nous à plonger dans le monde de l’enseignement américain. Les lycées nous sont un peu trop familiers à cause des films. On y retrouve l’héroïne un peu paumée et nouvelle, la fille antipathique, le sportif trop beau, la bonne copine… enfin tous les personnages habituels de service. Ici, on a la méchante prof de maths et son époux, le gentil prof de littérature. Et il y a Madison, l’adolescente déjà impliquée dans un scandale lors de l’année scolaire précédente. Son prof de maths de l’époque lui donnait des cours particuliers et ça s’est mal terminé. Pour l’adulte, c’est une dénonciation suivie d’un licenciement et pour la lycéenne qui aurait dénoncé son amant, c’est une mise à l’index par tous ses camarades. Madison est une fille à problèmes qui adore la poésie et qui veut en écrire. Et ça tombe bien, le prof de littérature veut devenir son pygmalion. Mais ça va se passer mal… Voilà pour le résumé de l’histoire. Pour tout vous dire, j’ai passé un bon moment en lisant ce livre comique. Il y a tellement d’invraisemblances ridicules que j’en ai bien ri. Si vous voulez vous amuser, n’hésitez pas.

Il faut dire qu’il y a pas mal d’incohérences dans ce livre. L’auteure fait porter les soupçons sur tous ses personnages. Qui va tuer qui ? Pour commencer, on a Madison, la lycéenne quelconque qui passe pour la briseuse de couple. La prof de maths et le prof de littérature sont mariés mais ils ne semblent plus vraiment s’aimer. La prof a une passion maladive pour les chaussures à talons hauts. Elle adore les escarpins des plus grandes marques et s’en achète de façon impulsive. L’auteure précise qu’elle est petite et qu’elle chausse du 40. J’ose espérer qu’il s’agit d’une erreur de traduction car une femme d’un mètre cinquante avec une taille aussi grande, c’est caricatural. On ne verrait que ses pieds. Exemple, moi, mes chaussures sont en 40 mais je mesure bien trente centimètres de plus et j’ai déjà des grands pieds visibles. Que dire d’une petite dame perchée sur ses hauts talons ? Passons sur ce détail. Le mari de la prof lui reproche sa collection de chaussures. Lui se laisse séduire par la méchante lycéenne qui est dans la classe de la méchante prof qui n’a pas de compassion pour elle. Le lecteur croit à chaque instant que Madison va tuer la prof pour vivre avec le mari. Puis, il imagine que c’est la vilaine prof qui va éliminer Madison sa rivale. L’adolescente cumule aussi le harcèlement. La fille la plus populaire de l’établissement lui cherche des noises. Même son ami d’enfance la délaisse et n’est plus solidaire avec elle. C’est cliché tout ça. Enfin, pour être brève, le prof de littérature tombe sous le charme de l’adolescente insignifiante. C’est le détournement de mineure. De l’autre côté, la prof délaissée succombe aux avances d’un beau vendeur de chaussures qui lui offre de temps à autres une paire de groles. Chaque semaine, elle le retrouve dans l’arrière-boutique du magasin. Il faut lire plusieurs chapitres pour savoir qui est la victime. C’est la prof. Madison l’a tuée accidentellement. Enfin, c’est ce qu’elle croit. Mais elle l’a seulement assommée pendant une dispute. C’est le prof de maths qui en profite pour tuer sa femme. Qui va se débarrasser du corps pour lui ? C’est Madison qui se croit coupable. Il lui donne l’ordre d’aller l’enterrer dans une forêt, puis abandonne sa copine avec le cadavre. Paniquée, la fille demande l’aide à son ami d’enfance. Il vient la chercher. Pendant ce temps, la prof enterrée dans un champ de citrouilles sort de son trou mal bouché. Sérieusement ? Blessée, gelée, elle ressuscite. Nous sommes où, là ? Dans un dessin animé ou dans un film de série B où le méchant même frappé avec violence ne meurt jamais du premier coup ? La prof se lève et rentre chez elle pour aller jouer les fantômes. Elle veut se venger de son mari à qui elle tend un piège. Elle finira par le tuer. De toute façon, l’homme était une ordure car il séduisait les filles en leur faisant croire qu’il était amoureux, leur offrait un poème et après avoir couché avec elles les laissait tomber. Le prof de littérature n’en était pas à son premier coup. Il avait séduit sa femme au lycée alors qu’il n’était qu’un jeune enseignant et l’avait épousée. Dans l’établissement où il enseigne, il couche avec la fille populaire, puis avec Madison. Toutes ont eu droit au même poème soi-disant exclusif juste écrit pour elles. Le vil séducteur est mis hors d’état de nuire. Pour terminer, la prof renonce à son amant qui n’est autre que le fameux Jay, l’ami d’enfance de Madison qui sait tout. Et là, c’est l’invraisemblable. Comment la prof fait-elle pour ne pas reconnaître l’un des élèves ? Elle ne fait pas le rapprochement ? Le vendeur de chaussures son amant est le sportif populaire du lycée. Elle le croise tous les jours, non ? Et elle ne l’identifie pas ? Permettez-moi la remarque, mais c’est n’importe quoi. L’auteur nous fait penser que Jay est un trentenaire. La prof qui couche avec lui devrait avoir l’habitude de différencier un jeune de 16 ans et un homme qui a le double de cet âge. Enfin, c’est à dormir debout. Moi, ça m’a fait vraiment rire tellement c’est tiré par les cheveux. Ici, ce n’est pas l’amour qui aveugle la prof. C’est la passion pour les chaussures.

vendredi 5 septembre 2025

Fabricant de larmes

Fabricant de larmes tomes I et II

Deux adolescents, Nica et Rigel ont grandi dans un orphelinat sordide nommé « The Grave ». Un jour, ils quittent l’endroit car la famille Milligan décide de les adopter tous les deux. Là, commence l’aventure… L’histoire est racontée par Nica, la jeune fille de dix-sept ans à la personnalité bien particulière. Douce, gentille, elle aime tous les animaux qu’elle protège ou soigne. Même les insectes sont respectés et sauvés par la tendre héroïne confiante et un peu naïve. Sa bonté immense lui permet d’accepter un autre orphelin à la fois fascinant et diabolique. En effet, Rigel semble incarner le mal. Violent, énigmatique, il paraît s’amuser à terroriser Nica. Il la repousse, la blesse, et surtout ne veut pas qu’elle s’approche de lui. Il la surnomme « Papillon » (car elle porte le nom d’un spécimen de lépidoptère). Lui, porte le nom d’une étoile. Lorsque Anna Milligan se rend à l’orphelinat pour adopter Nica, elle est subjuguée par le jeune homme ténébreux qui joue du piano pour attirer l’attention. A la fin, elle repart avec Nica et Rigel qu’elle adoptera officiellement à l’issue d’une période d’essai… à condition que tout se passe bien. Nica redoute que sa nouvelle mère ne la rejette alors qu’elle a toujours rêvé d’avoir une famille. La présence de Rigel lui est indésirable. Terrorisé, elle se sent stressée. Bien évidemment, le premier tome raconte l’adaptation des adolescents dans une nouvelle ville, un nouveau lycée, de nouveaux amis ou de nouveaux ennemis. Nica découvre une vie différente. Ce n’est pas du tout mon genre de livre mais j’y ai trouvé beaucoup de poésie, de belles images. Aussi, je le conseille à ceux qui aiment la romance.

Le second tome décrit davantage la passion entre Nica et Rigel. Ils s’aiment mais ne se l’avouent pas tour de suite. De plus, chacun manifeste ses sentiments d’une façon différente. La situation est difficile. Le jeune homme semble un psychopathe, cruel, sans empathie et la jeune fille paraît être du genre à sauver les chats écrasés. Serait-elle masochiste puisque Monsieur n’est ni capable d’aimer ni de s’exprimer ? Violent, jaloux, possessif, voire toxique, il cumule les défauts du pervers narcissique. Mais au fur et à mesure, l’auteur explique pourquoi Rigel se comporte de cette façon. En réalité, il est malade, souffre beaucoup et n’est pas celui que l’on croit. Au fil des pages, soutenu par Nica qui l’aime, il parvient à s’en sortir. Tout est bien qui finit bien. Le couple vit ensemble, s’épanouit et tous les autres personnages du roman trouvent le bonheur. Après avoir lu le second livre, je ne suis toujours pas convaincue : la romance ne m’intéresse toujours pas, même si j’ai lu toute l’histoire écrite de façon poétique. Elle fera le bonheur des amateurs.


 

Cours complet de chiromancie

Un mystère de la Sorcière du soufre, l'intégrale, par April Fernby

  Un mystère de la Sorcière du soufre ou les Sorcières de Brimstone par April Fernsby L’occasion faisant le larron, j’ai eu l’occasion de li...