dimanche 18 janvier 2026

Journal d'un vampire : Rédemption

Journal d'un vampire : Rédemption, par L.J Smith 

Dans l’épisode précédent, Elena se trouvait entre la vie et la mort à cause de la rupture du pacte avec les Sentinelles. En effet, pour arrêter le dangereux Jack qui fabriquait des vampires mutants, Damon avait été obligé de le tuer. Son manquement entraînait inévitablement la punition : la fin d’Elena. Or, Mylea propose une alternative à l’héroïne. Si elle parvient à éviter les événements catastrophiques qui se sont déroulés, si elle empêche le moindre meurtre, elle pourra obtenir la vie sauve. Aussi, Mylea l’envoie dans le passé pour rétablir la situation. Du jour au lendemain, Elena se retrouve au lycée, le jour de la rentrée, juste avant sa rencontre avec Stefan Salvatore. Parviendra-t-elle à solutionner les problèmes d’une autre époque ? Pour terminer sa série, l’auteure utilise le procédé du voyage dans le temps.

Elena retourne donc dans le passé. Elle doit absolument empêcher le meurtre du professeur Tanner qui a déclenché la suite des événements qui ont été décrits dans les dix tomes de toute la série. Elle en a beaucoup à rattraper ! La voilà donc âgée de 17 ans, avec sa conscience et son caractère d’adulte. Elle possède une expérience qui a changé son point de vue. Comme elle n’a rien oublié des événements qu’elle a vécu, elle peut les empêcher. Le problème, c’est que les autres personnages ne la connaissent pas. Ils se rendent compte que leur amie n’est plus du tout la même. Elle n’est plus futile, refuse de candidater pour devenir la reine du lycée, a un comportement plus mûr, donc bizarre pour les lycéens ordinaires. Au moment où elle rencontre Stefan, elle décide de lui tourner le dos. Elle ne sortira pas avec lui pour ne pas susciter la jalousie de Damon. Or, ce dernier est violent, colérique, dangereux et surtout assoiffé de sang. Il désire Elena sans savoir qu’il en était amoureux. D’ailleurs, pour qu’il ne commence pas de massacre, la jeune fille le choisit au lieu de sortir avec Stefan. Damon est ravi d’avoir une petite-amie. Sauf qu’elle finit par se retrouver dans les bras de son frère… Et ça déclenche des représailles. Pour enrayer les conséquences de la colère de son ami, Elena n’hésite pas à passer un pacte avec Katherine. Elle renonce aux frères Salvatore, comme ça, il n’y aura pas de jalousies. Plus personne ne devra mourir. L’avenir sera changé et tout le monde aura une existence normale, sans magie, sans vampires et sans meurtres. C’est quand même un peu bizarre, voire simpliste. Les choses s’arrangent trop facilement. L’histoire s’arrête. Le lecteur se retrouve dans le présent. Elena se retrouve à Paris sept ans après. Elle y vit dans un bel appartement non loin de la Tour Eiffel, travaille dans une galerie d’art après avoir fait des études d’histoire de l’art. Elle a des copines. Et là, il y a une incohérence. Elena aurait vécu pendant toutes ces années dans une vie parallèle consécutive à ses actions lorsqu’elle est revenue dans le passé. Bien sûr, elle ne s’en souvient pas. Invitée au mariage de Bonnie, elle s’en va aux Etats-Unis. Là, on a exactement le même mariage qui a été décrit dans le tome précédent. Bonnie épouse Zander, a choisi les mêmes demoiselles d’honneur, les mêmes vêtements. Meredith rencontre Alaric qui est un ami du loup-garou et tous les deux tombent amoureux. Matt sort avec une gentille fille, même si ce n’est pas Jasmine. Devant tout ce bonheur, Elena se sent triste. Elle est contente pour eux mais son cœur est lourd. Elle a perdu les hommes de sa vie. Elle s’en retourne à Paris. A l’aéroport, survient l’autre incohérence de taille. Elle y croise, devinez qui ? Damon en personne. La love story va recommencer. Et où sont les Sentinelles ? Le lecteur peut imaginer qu’Elena a épargné des vies en se sacrifiant et est récompensée car on lui permet de trouver l’amour. C’est bien gentil, mais ça m’a donné la migraine rien que d’y réfléchir.

 

Le roman se termine bien, avec une issue positive et même une ouverture possible pour un douzième tome. Heureusement, ça se termine. Même si les personnages sont attachants, il vaut mieux mettre un point final. A trop prolonger, ça finit par partir en vrille. Bien sûr, la série des onze volumes n’est la seule œuvre de Lisa Jane Smith. On a la série du « Journal de Stefan », coécrite avec d’autres auteurs. Et surtout, il y a les 171 épisodes de « Vampire Diaries » (que j’ai tous vus, j’avoue). Les films sont très différents des romans. Il y a peu de points en commun. Il faut dire que l’auteure a vendu les droits pour que ses histoires soient portées à l’écran. Le récit penchait plus vers la romance, l’eau-de-rose. Les intrigues des films sont plus tordues, plus sadiques et se prolongent trop à en devenir lassantes. Heureusement, dans les livres, il n’y a pas un milliard de personnages secondaires qui se greffent comme dans la série télévisée. Mais quoi qu’il en soit, il vaut mieux que ça s’arrête.

Dois-je conseiller ce dernier tome ? Oui, si le lecteur s’est donné la peine de lire les précédents, cela en vaut la peine. Au moins, même si ce n’est pas très haletant, il aura mérité de connaître la conclusion de l’auteur. Sinon…

 

 

mercredi 14 janvier 2026

Journal d'un vampire : la Traque

 "La traque", par L.J Smith.

Le dixième tome s’ouvre de façon pessimiste. Elena est toujours sous le choc de la mort de Stefan. L’ambiance est triste. Même Damon semble désespéré. Alors que l’héroïne envisage de traquer Jack, l’une des sentinelles vient lui donner une mission à accomplir. La jeune fille ne comprend pas pourquoi elle doit laisser de côté l’assassin de son bien-aimé pour courir après une vampire originelle nommée Siobhan. Selon elle, il faut surtout pourchasser le scientifique fou qui fabrique des mutants, le plus dangereux de tous. Mais la sentinelle n’est pas de cet avis. En attendant, Elena et Damon se rapprochent. Ils enquêtent jusqu’à ce que les vampires mutants qui les poursuivent les trouvent enfin. Or, on ne peut pas les éliminer car ils sont invulnérables. Pour ajouter à ces problèmes, Meredith se transforme inévitablement en vampire. Elle souffre et essaie de résister à la tentation de vider ses amis humains de leur sang. D’abord, elle cherche à cacher sa situation. Ensuite, elle finit par se faire repérer. Pour savoir comment tuer les vampires artificiels, elle tente d’infiltrer le groupe de Jack. En vain. L’odieux personnage découvre la trahison. La guerre continue de plus belle. La bande d’amis se prépare au combat. Or, la meute des loups-garous ne les aide pas. Rien ne va plus entre Bonnie et Zander. Encore des catastrophes en perspective…

L’histoire tombe dans un certain marasme répétitif. Le deuil, la douleur d’Elena qui aime son Damon mais refuse de se laisser aller avec lui recommence. Elle ne veut pas trahir Stefan qui est mort. Le lecteur a fini par le comprendre puisqu’on ne parle que de ça. La romance bat son plein. L’auteure doit bien aimer le parfum du shampooing puisque ses personnages adorent le respirer sur les chevelures de leurs aimées/ aimés. Que de descriptions de la beauté des personnages ! Mais si on a lu les tomes précédents, on connaît déjà la profusion de détails. Comme les méchancetés récurrentes, les incohérences reviennent. Par exemple, comment Meredith peut-elle croire un instant qu’elle peut berner Jack. Il sait très bien qu’elle le déteste. Le résultat, c’est que les tentatives de tromperies sont vouées à l’échec. Pourchassés par les vampires artificiels, Elena et Damon ne peuvent rien contre eux. Ils en sont réduits à demander l’aide de Siobhan, l’affreuse vampire. Ensemble, ils font le pacte de tuer Jack, qui se nomme en réalité Hendrik et qui est Suisse. Au dernier moment, Siobhan trahit ses alliés car elle est amoureuse de Jack qui ne l’aime pas. Pour résumer, après des batailles rapides (décrites bien plus vite que les scènes de sentiments ou de câlins chastes qui s’éternisent), Siobhan est tuée. A Zurich, Elena entre en cachette dans le laboratoire de Jack, comme si c’était facile. Elle dérobe le poison qui peut anéantir les vampires artificiels afin de s’en servir. Lors de l’ultime bagarre avec Jack, celui-ci a largement le temps de raconter comment il en est arrivé là. Siobhan était amoureuse de lui et a tué Lucia, sa bien-aimée. Pour se venger, il a donc créé des vampires indestructibles afin de tuer tous les vampires originels et les vampires authentiques, dont les frère Salvatore. Alors qu’il se sait perdu, il tente une négociation assez bizarre. Il veut se joindre à Elena et à Damon. Devenir amis ? C’est du n’importe quoi. Le lecteur va-t-il y croire ? Heureusement, nos héros ne sont pas aussi bêtes pour une fois. Damon élimine Jack. Puis, avec son amie, il rentre en Virginie. Là, Bonnie et Zander se sont réconciliés et se marient. Le lecteur participe à la cérémonie très bien décrite, façon conte de fée de petite fille.

Tout est bien qui finit bien. Après les règlements de comptes, les tueries, le sauvetage des humains, le joli mariage, on s’attend à un peu de tranquillité pour nos héros. Oui, ils s’en vont à Paris pour décompresser. Lors d’une visite nocturne sur la Tour Eiffel, Elena et Damon se croient heureux. Grossière erreur. Mylea, l’une des sentinelles en chef s’en prend au couple. Elle les avait prévenus : si Damon tue un humain, Elena meurt ou part dans les sphères célestes. Déjà qu’elle n’avait pas voulu tuer Damon ! Franchement, le vampire avait raison de se demander à quoi servent les sentinelles. Moi, je le sais : à ennuyer tout le monde. Avec une mauvaise foi manifeste, Mylea accuse Damon d’avoir tué Jack dont elle dit qu’il était humain ! C’est n’importe quoi ! En réalité, c’est pour préparer le tome suivant. Heureusement que le onzième est le dernier. Comme quoi, les prolongations, c’est toujours un peu lassant. Dois-je conseiller la lecture de « La Traque » ? Seulement aux très grands fans de la série. C’est tout.

 

 

 

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