mardi 14 janvier 2025

Merci pour ce moment.

 

Je n’ai pas l’habitude de lire des ouvrages avec ce genre de thématique. Cependant, « Merci pour ce moment » s’est trouvé sur mon chemin. Même si la politique ne me passionne pas, je l’ai lu jusqu’à la fin. Au début, au vu de certains commentaires, je m’attendais à une série de commérages sur un ancien président de la République. Or, il n’en est rien. Ce texte décrit surtout la jalousie sous toutes les formes, principalement celle d’un homme et des femmes de sa vie. Valérie Trierweller brosse un portrait de son ancien compagnon, se présente elle-même et a le courage de livrer ses émotions les plus intimes tout en sachant qu’elle sera jugée. La démarche ne plaira pas à tout le monde. Mais l’auteure a des choses à dire et des comptes à régler. Et elle a bien fait de porter un autre éclairage sur une affaire qui a défrayé la chronique people des années 2014. Le héros du livre est François Hollande. Présenté à demi-mots comme un ambitieux aux dents longues, arriviste, impitoyable (ce qu’il a déjà démontré tout seul à son peuple sans l’aide du livre de son amoureuse), il apparaît comme un redoutable séducteur. Là franchement, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre et à suivre. Quand on regarde le monsieur en question, on se souvient surtout de l’image qu’ont donné de lui les sobriquets de Laurent Fabius et des membres de son propre parti qui ne l’appréciaient pas beaucoup. « Fraise flagada, Guimauve le conquérant, capitaine de pédalo » et aussi « Flamby », ce dessert industriel écœurant et très mauvais pour la santé. Et Carla Bruni-Sarkozy l’a qualifié de « pingouin » dans sa chanson. Alors, imaginer ce personnage sans beauté ni charme évident en bourreau des cœurs, c’est mission impossible… Même si on évoque bien « des goûts et des couleurs… », pour moi, ça ne passe pas. François Hollande n’est pas le sosie de Timothée Chalamet, de Pierre Niney ou d’un top model pour rendre les femmes hystériques. Pourtant, selon le livre, il a séduit la belle Ségolène Royal (âgée d’un an de plus que lui) et a eu quatre enfants avec elle. Non content de lui, il tourne autour de la charmante Valérie Trierweller (sa cadette d’une dizaine d’années) depuis très longtemps. Il faut dire que toutes ces dames sont trop intelligentes pour lui. Mais il n’est pas satisfait non plus ! On comprend dans le livre que dès que quelqu’un lui fait de l’ombre, il essaie de l’écraser. De cette façon, il écarte la mère de ses quatre enfants, plus populaire et plus éclatante que lui. Voilà la jalousie. Personne ne doit se mettre en travers de sa route. Il jette aussi son dévolu sur son amie de longue date, la journaliste en vogue et mariée, mère de famille. Avec son humour, sa sympathie, sa duplicité, il brise un couple, agit en tentateur. Et il obtient tout ce qu’il veut. Valérie Trierweller tombe amoureuse, et pour lui quitte son époux. Quand elle sera à son tour laissée, elle comprendra le mal qu’elle a fait aux siens et le regrette amèrement. Elle est punie d’avoir trop aimé… et surtout trop brillé. Devenue la compagne officielle du président, elle endosse le rôle de première dame sans en savoir le titre et l’accomplit à la perfection. Toute la presse la jalouse et met en exergue ses origines sociales modestes. Pourtant, elle a étudié, a réussi sa carrière et a laissé son poste le plus important pour se consacrer à François Hollande. Elle attire donc la lumière sur elle et son cher amant se sent frustré. Résultat, il la trompe… et la « largue » officiellement au moment où les paparazzis le démasquent. Pour l’auteure, cette chute provoque le drame absolu. Dépression, hospitalisation, séparation… elle perd tout. Comme Ségolène Royal qui la haïssait et la rendait responsable de la fin de sa relation, elle n’aime pas « Gayet » comme elle l’appelle. Sa jeune rivale a au moins une dizaine d’années de moins qu’elle, vient d’une famille riche et n’est pas Sarah Bernard. Voilà trois femmes qui se détestent à cause d’un homme faux qui les manipule toutes les trois. Car selon l’auteure, François Hollande fait preuve de duplicité. Il l’a chassée de sa vie mais a continué à lui dire qu’il l’aimait et qu’il voulait retourner avec elle ! Prêt à se débarrasser de Julie Gayet ou de la tromper avec Valérie Trierweiller, on se demande si on peut se fier à ce personnage. Une décennie plus tard, François Hollande n’est plus président. Il a épousé sa Julie et tout va bien pour lui. Quant à Valérie Trierweiller, elle a dit ce qu’elle avait sur le cœur et elle l’a partagé. Merci pour ce moment, Madame. On découvre la face cachée de l’ex-président. Et elle est déplaisante.

mercredi 8 janvier 2025

La Vie devant soi

 

On ne présente plus Romain Gary. Mais plus on le lit, plus on l’aime. « La Vie devant soi » raconte l’histoire de Momo, un petit garçon de dix ans, élevé par Madame Rosa, à Paris dans les années 1970. Le contexte n’est pas facile : la dame d’un certain âge travaillait en tant que prostituée et s’est reconvertie en nounou pour enfants en bas-âge de prostituées jeunes. Elle est juive, traumatisée par son passé douloureux lié aux exactions de la Seconde Guerre mondiale. Rescapée du Vel d’Hiv et d’Auschwitz, elle tente de survivre. Mais elle n’a jamais oublié, ce qui lui occasionne des crises d’angoisse très importantes. Mohamed, dit Momo lui a été confié. Mme Rosa reçoit de l’argent par mandats pour garder et nourrir les enfants. Depuis des années, plus personne ne paye pour Momo qui ignore le grand secret de ses origines et qui se croit mal-aimé par celle qu’il considère comme sa maman de cœur quand il apprend qu’elle est rémunérée pour ses services. Ce que Momo ne sait pas, c’est que la dame juive l’adore, le garde gratuitement et n’est pas prête à le laisser partir. Pour cela elle ment à tout le monde et cache le véritable âge de l’enfant… qui a quatre ans de plus. Tout cela, Momo le saura. Au fur et à mesure que l’histoire avance, racontée par le jeune héros lui-même, il découvrira de nombreuses choses : la solidarité, l’amitié, la convivialité d’une communauté de parias, l’amour maternel, le sacrifice, la déchéance due à la maladie et à la vieillesse, la douleur. Mme Rosa est malade, en fin de vie. Sa maladie dégénérative lui laisse des moments de lucidité. Et là, elle voudrait mourir afin de ne pas se voir dégrader davantage. Le livre présente donc les derniers jours d’une personne en fin de vie, accompagnée par celui qui l’aime comme une mère et qu’elle considère comme son fils. Momo présente l’histoire avec un humour caustique. C’et drôle, décalé, amusant. Pourtant les sujets abordés (l’altérité, la dégénérescence, le vieil âge, l’invalidité, le droit à l’euthanasie, le droit au respect de tous, l’Holocauste) sont vraiment très graves. Le livre est triste, drôle, amusant, émouvant à la fois et il fait réfléchir. Le lecteur se pose des questions. « La vie devant soi » est un ouvrage génial et cela vaut la peine de le lire. On ne le regrette pas.


 

 

mercredi 1 janvier 2025

Résolutions de la nouvelle année...

 Voilà… C’est le temps des conclusions et des résolutions. A cet effet, je récapitule. A la fin 2024, j’ai achevé la lecture de la série des « Tara Duncan » de Sophie Audoin Mamikonian. Juste avant d’avoir entamé ce long cycle de littérature pour la jeunesse made in France, j’avais terminé les nombreux tomes des « Gardien des cités perdues » de Shannon Messenger. Avant cela, en 2022, je m’étais laissée entraînée à lire les quinze livres de Cate Tiernan, soit « Sorcière ». A chaque fois que je lisais un tome, je faisais part de mes impressions sur mon blog et sur divers sites de lecture. D’ailleurs, vous pouvez trouver ici mes derniers comptes-rendus sur Tara et sur Sophie. Il faut dire que rien ne me fait peur. Je dévore des pages tous les jours et j’adore ! Pourtant, depuis que j’ai pris connaissance de ces séries qui cumulent les critiques élogieuses, mon regard a changé. Maintenant, ma bonne résolution de l’année 2025 est d’éviter ce genre de lectures exclusives à répétition. Un tome appelle l’autre et il m’est difficile de résister à la tentation : inévitablement, je veux voir jusqu’où vont les auteurs, même lorsqu’ils écrivent les pires bêtises. Mon attitude stupide m’oblige à lire jusqu’à la fin. Et après ? Bon, après, je suis forcément déçue. Quand on commence une série, les deux ou trois premiers tomes sont sympathiques. Les autres qui suivent sont médiocres. Les écrivains (ici, les auteures) n’en restent pas là. Ils continuent à produire, se répètent, tournent en rond, rédigent des invraisemblances. Tout part en vrille. Au fur et à mesure, on finit par soupçonner et comprendre que certaines séries ont été créées et rédigées par des équipes rédactionnelles. Les éditeurs veulent gagner de l’argent à tout prix et on peut les comprendre. Une série accrocheuse doit forcément rapporter. Le profit est recherché. L’exemple de « Tara Duncan » est flagrant. Vraisemblablement inspiré par la vague Harry Potter, il influence directement les « Gardiens des cités perdues ». Les deux jeunes héroïnes blondes découvrent des mondes mystérieux, reçoivent un enseignement, refusent leurs pouvoirs, se battent, sauvent le monde, sont admirées par tous les garçons de service, ont des copines fidèles et des rivales jalouses… et surtout, elles sont parfaites. Un point en commun, c’est une simple coïncidence. Plusieurs points en commun, ce sont des lieux communs et des clichés. Mais quand c’est bien plus, c’est soit de la copie soit une franchise. Personnellement, je penche pour la franchise. « Les Gardiens » pourraient bien être une franchise. Pour faire clair, la maison d’édition d’Audoin Mamikonian a probablement vendu les droits de « Tara » à la maison d’édition de Messenger afin qu’ils puissent publier une histoire adaptée aux Américains. On peut juste expliquer les abondantes ressemblances par un accord. Sinon, un procès aurait déjà eu lieu. Or, il n’y a rien. Pas de rumeurs, pas de réclamations, pas de tricheries. Non, on n’est pas dans l’affaire Gilbert Montagné accusé à juste titre d’avoir copié la chanson de Gianni Nazzaro (qui avait intenté un procès qu’il a finalement gagné en 2024, sauf que le pauvre est mort tant la justice est longue). On n’est pas dans « On va s’aimer ». Là, pas de vague même si c’est évident que les créations de Shannon et celles de Sophie se ressemblent. D’ailleurs, les auteures ne sont-elles pas des clones ? Même perruques blondes, yeux marrons, même style. Ne dialoguent-elles pas à travers des blogs avec les jeunes lecteurs ? Ne passent-elles pas leur temps à jouer de modestie recherchée ? En bref, il y a beaucoup trop de coïncidences pour que ce soient mes élucubrations. C’est vrai que j’en ai été découragée et vraiment désappointée. Depuis, je n’ai plus vraiment envie de me jeter à corps perdu dans une telle entreprise de lecture. Voilà ce que je me souhaite en 2025 : ne plus perdre des heures avec des livres qui ne m’apportent pas de satisfaction. Ne pas me laisser emporter dans la médiocrité et les cycles répétitifs. J’espère que je vais tenir !


 

Cours complet de chiromancie

Un mystère de la Sorcière du soufre, l'intégrale, par April Fernby

  Un mystère de la Sorcière du soufre ou les Sorcières de Brimstone par April Fernsby L’occasion faisant le larron, j’ai eu l’occasion de li...