Tome 8 L.J Smith
Cruelle destinée
Décidément, Elena n’a pas le droit au repos. Non, elle ne peut pas vivre sa vie d’étudiante tranquillement. D’abord, elle est toujours partagée entre les frères Salvatore. Elle choisit Stefan mais se soucie de Damon. Celui-ci se sent écarté et rejeté. Alors, il réagit très mal en devenant de nouveau un meurtrier. Entre deux, elle découvre qu’elle est une Sentinelle. Sa mère aussi était une sentinelle mais elle avait été tuée car elle n’avait pas voulu livrer sa fille au Conseil (des Sentinelles). Le professeur James l’aide en lui présentant Andrès, une Sentinelle humaine du Costa-Rica. Le jeune homme a des pouvoirs : il se connecte avec la nature. Pour défendre sa ville et sa faculté en proie aux attaques de vampires, elle accepte finalement de devenir une Sentinelle. Aussitôt, elle reçoit la mission de tuer… Damon ! Evidemment, elle n’a pas l’intention de massacrer son ami. Sa priorité est d’éliminer Klaus qui veut la tuer…
J’ai beau avoir de la sympathie pour cette série de livres, mais là, je commence tout de même à me poser quelques questions. D’accord, Elena va finir par trouver un subterfuge pour ne pas tuer ce pauvre Damon qui retrouve Katherine (dont on découvrira qu’elle est la demi-sœur d’Elena, ce qui veut dire qu’elles partagent la même mère, Sentinelle qui est bien plus ancienne que l’on croit). Certes, elle reste toujours amoureuse du méchant garçon. Elle choisit le bon, mais ne peut s’empêcher de se mêler de la vie de l’autre. Meredith la féroce tue tout le monde, y compris son propre frère. Bonnie se réconcilie avec son loup-garou Zander. Matt cherche à protéger sa belle Chloé devenue un monstre mais elle se suicidera pour échapper à la fatalité. Tous s’unissent pour aller affronter le méchant Klaus toujours habillé d’un imperméable crasseux ! Au passage, il assassine le professeur James et ses jeunes vampires font un carnage. Dans le livre, l’auteure passe rapidement sur les combats. Elle se plaît plutôt à décrire les « doux baisers » des personnages. En fait, on est à 100% dans la romance. Les tueries de vampires, c’est accessoire. Et puis, miracle, Klaus est anéanti… par Elena dont il veut goûter le sang délicieux. Résultat, il s’empoisonne avec le fluide sucré et envoûtant qui rend fou les frères Salvatore. On en est débarrassé et c’est tant mieux. L’histoire pourrait s’arrêter là. Or, il y a encore trois tomes ! Je me demande ce qu’il va y avoir encore pour prolonger l’intrigue. Déjà, quand on pense que la série télévisée compte 171 épisodes où les personnages qui augmentent au fur et à mesure passent leur temps à se faire des coups bas…
Pour résumer, tout est bien qui finit bien. Mais l’histoire commence à s’essouffler. C’est parfois un peu répétitif. Les mêmes thèmes reviennent. Le dilemme d’Elena qui ne sait pas ce qu’elle veut est un peu trop récurrent. Son cœur balance et c’est lassant. Jusqu’où va-t-elle aller ? C’est à voir, puisque l’Elena de la série télé ne suit pas du tout le roman. Ses aventures sont bien différentes. Même si le livre ne m’a pas déplu, moi aussi je reste partagée. A conseiller ou pas ? Peut-être aux seuls fans.